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  • Le cyclocross des coursiers

    17.02.2015 Cyclisme, Evénements par giv

    L’année dernière, vers la fin de l’été, on cherchait un nom pour notre équipe de cyclocross. On l’avait trouvé lors d’une séance de réflexion collective dans un splendide et féérique jardin de la banlieue bourgeoise de Lausanne, un peu après que le soleil se soit couché. « Les Silures », ça nous semblait très approprié, parce que c’est un poisson qui vit de la boue du fond des rivières et des lacs, et que nous allions nous aussi passer la majeure partie de nos courses dans la boue.

    A vélocité, une petite dizaine coursiers était donc engagée dans le championnat romand de cyclocross. On avait envie de faire la course entre nous, en dehors de la ville et du trafic, dans la boue et la bonne humeur.

    Le texte ci-dessous est le récit de la première manche et le premier d’une série de trois textes qui rendront compte de notre saison 2014-2015.

    Dans l’habitacle de la camionnette on entend Bruce Springsteen chanter un vieux tube et le parfum des pâtes sauce tomate de chez Mauro recouvre presque notre légère haleine de bière. Avec Alban et Simon on est pas encore super réveillés mais on rigole bien. Dehors, les alpes et leur reflet sur la surface du lac défilent assez vite. Dans trois heures on prendra le départ de notre première course de cyclocross de la saison 2014-2015, à Corbières, sur les rives du lac de la Gruyère. Autant dire qu’on est pas mal au taquet.

    Sur le parking du centre sportif de Corbières des concurrents s’échauffent sur leurs rouleaux. On gare le fourgon dans l’herbe, un peu en vrac. Romain sort son vélo du coffre de sa bagnole en nous expliquant qu’il a passé une bonne partie de la nuit à le bricoler pour pouvoir prendre le départ de la course en single-speed. Mathias constate que la tige de selle de son vélo est bien trop courte et on se marre tous quand on le voit assis dessus.

    Avant même de partir faire la reconnaissance du parcours, Claudio nous annonce que la difficulté majeure de celui-ci réside dans la descente depuis le village jusqu’à la rive du lac, bien raide, dans l’herbe, avec trois virages en dévers. Quand on arrive en-haut de celle-ci, j’ai l’impression qu’on devient tous un peu blêmes.

    Jonas et Cyril complètent l’équipe de cyclocross les Silures sur la ligne de départ. On se retrouve tous tout à l’arrière, et au coup de pistolet, on part plutôt tranquillement, sauf Romain qui met une « mine », et aussi de Jonas et de Cyril, qui le suivent de près.

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    Romain chute dans le 2ème tour

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    Et Jonas se marre en le dépassant

    La course prend quand même rapidement une tournure rocambolesque. Les chutes s’enchainent, surtout dans la fameuse descente en dévers, ce qui fait la joie des spectateurs qui se sont massés là pour rire. Et nous encourager aussi.

    On se tire la bourre avec Mathias, avant qu’il ne me dépose définitivement dans la montée. Bizarrement, je reviens sur Cyril dans la partie plate du parcours. Alors qu’on arrive à la hauteur des planches, qu’il s’agit de passer d’un dynamique saut, je le dépasse, un peu surpris. Je comprends qu’il souffre de crampes aux mollets quand je me retourne et que je le vois arrêté sur le bord de la piste.

    Peu après, ma chaîne saute et se bloque, je suis arrêté sur le bord de la piste et Simon me dépasse, et Cyril aussi. Quand je repars j’aperçois de temps en temps Claudio et un peu plus loin, Alban qui fait une drôle de tête.

    Le dernier tour est plus mad-maxien. Avec Cyril on est épaule contre épaule dans les virages. Sur la passerelle juste avant le dernier virage il lance le sprint. On est au coude à coude dans la rampe descendante, je suis à l’intérieur du dernier virage à droite, je serre un peu Cyril contre la barrière et il passe la ligne une fraction de seconde après moi.

    Après la course on fait tourner une bière de la brasserie du Lance-Pierre en racontant nos hauts faits de la course. Romain a fait le meilleur résultat et termine 9ème de sa catégorie, talonné par Mathias, qui pointe à 30 secondes derrière lui. Jonas a dû abandonner suite à une crevaison. Je termine antépénultième de la catégorie Masters 1, à deux tours du premier. La course suivante aura lieu à Colombier, un mois plus tard.

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    Crédit photos: Sylvie Jacquet

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  • SUICMC 2014 // Interview de Simon Walbaum

    13.01.2015 Cyclisme, Evénements, Nouvelles par giv

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    Le 7 septembre 2014 avaient lieu les Championnats Suisses des Coursier à vélo, à Nyon. Simon Walbaum, coursier depuis 2011 à vélocité, est monté sur la troisième marche du podium de la Main Race, l’épreuve reine des championnats.

    // Simon, comment et pourquoi es-tu devenu coursier à vélo?

    / J’ai fait coursier parce que j’avais envie d’un boulot qui se passe dehors. Et puis je cherchais un boulot à faire rapidement après mes études sans avoir vraiment d’études derrière. Du coup coursier ça me faisait bien envie. Et j’ai postulé pendant deux ans je crois avant d’être engagé. Chaque six mois. Parce que je savais que je voulais faire ça. Déjà au gymnase j’avais postulé, à l’uni j’ai re-postulé.

    J’étais monstre motivé, j’avais envie de faire ça. Je sais pas, j’avais dû voir un coursier.

    // Et maintenant que tu es coursier, qu’est-ce qui te plait particulièrement dans ce métier?

    / Le fait d’être dehors tous les jours. Et l’abnégation que le coursier a quand il fait une course. Qu’il roule à boulet, en donnant tout, pour un client, dont il ne sait pas grand chose souvent.

    // Comment s’est déroulé ta finale? Avais-tu une stratégie spécifique?

    / Et bien, c’était déjà la surprise de finir troisième. J’y croyais pas trop. J’étais déjà sûr de ne pas être qualifié en finale. Parce que pendant la qualif’ j’avais crevé trois fois. Et le dernier tour je l’avais fait en courant avec mon vélo sur l’épaule parce que ça n’allait plus. Et que ça me faisait péter les plombs de réparer une troisième fois. Je me suis dit que j’essayais quand même de tout donner même si j’avais crevé trois fois et puis que j’avais quand même peu de chances. Du coup, après la qalif’, quand on s’est mis à manger et à boire des bières, j’étais plutôt en mode «cet après-midi j’suis peinard ».

    Et du coup, quand ils ont donné les résultats, vers 14h00, soit une heure avant le départ de la finale, j’ai du me grouiller. Changer mon pneu, pour pas crever encore en finale. C’est le seul truc tactique que j’ai fait pour cette finale.

    Et puis après je suis parti peinard, j’ai été à mon vélo pas spécialement en sprint, comme tout le monde faisait. J’ai regardé mon manifeste, et puis voilà. C’était pas une course qui demandait beaucoup de réflexion. A mon avis c’était pas aussi dur qu’à Lausanne (aux CMWC13), où il fallait vraiment réfléchir à où tu allais si tu ne voulais pas faire des boucles qui étaient longues. La boucle principale était assez courte à Nyon.

    J’ai fait une bonne grosse erreur pendant la finale, où j’ai du faire un tour, où j’ai perdu cinq minutes. Et il y avait un check-point qui était super loin. Et remonter depuis ce check-point c’était une grosse perte de temps si on y allait inutilement.

    Le premier manifeste c’était vraiment dans le même style qu’à Lausanne. Il y avait deux parties, deux styles de livraisons à faire. Une fois pick-up dans le désordre et livraisons dans l’ordre, et puis dans l’autre tu pouvais faire un peu comme tu voulais.

    Le troisième manifeste était super cool. Quand tu reçois le machin, c’est la panique. Et puis tu te lances dedans et puis tu suis un chemin, à gauche, à droite.

    J’ai fini le troisième manifeste, là on m’a dit que j’étais 7ème. Et le 4ème manifeste était distribué qu’aux 20 premiers. C’est là que je me suis dit que j’avais peut-être une chance de remonter quelques places encore.

    // Et donc tu as dépassé d’autres coureurs?

    / Ben tu sens pas que tu dépasses des gens. Pendant la course tu te dis que tu vas à la même vitesse que les autres, et pourtant j’étais devant des types sans vraiment savoir pourquoi.

    Le coursier qui est devenu champion de Suisse (Pascal Aebi, de Velokurier Biel), c’est le seul où je me rendais compte que je pouvais pas le battre, parce qu’il allait vraiment méga vite. Je réalisais que j’avais aucune chance d’être devant ce genre de type. Et il est ultra gentil avec tout le monde, monstre smille, super sympa. Il était très impressionnant ce gars.

    Cette finale, c’était dur, méga dur. Il y avait beaucoup d’escaliers, et à la fin, quand après les escaliers je sautais sur mon vélo, j’avais des crampes. C’était horrible.

    // Est-ce que tu as suivi une préparation spécifique pour cette course? Comment te prépares-tu à courir?

    / En dehors du changement de pneu avant la finale, j’ai pas eu de préparation, comme je ne pensais pas être qualifié. Bon, j’ai quand même fait mon petit porte manifeste sur le cintre.

    // Quels étaient les particularités du parcours de cette année?

    / Les escaliers. Donc ça montait beaucoup, plus qu’à Lausanne. Mais les portions entre les check-points étaient plus courtes. C’était vraiment cool, tout dans les rues piétonnes. C’était classe.

    // Les coursiers Lausannois se retrouvent fréquemment sur le podium des SUICMC, comment expliques-tu cela?

    / Bon, je vais donner les réponses classiques. Le fait de bosser à Lausanne c’est très physique, plus que dans d’autres villes. Du coup on est bien entraînés. Et on bosse avec des vélos à vitesses à Lausanne, et c’est un avantage pendant les championnats, par rapport à ceux qui roulent en fixe. Et même si on est payé à l’heure à Lausanne, mais chaque coursier fait ses courses à fond, comme on ne connaît pas forcément le délai pour la livraison.

    // Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ces championnats de coursiers?

    / Il y le côté communauté que je trouve assez cool. J’aime cette compilation de gens qui aiment bien faire la fête, boire des bières et qui le lendemain sont tous sur leur vélo et se donnent à fond. Et en plus ils vont vite. Je trouve ça super cool d’avoir des sportifs qui aiment boire des bières.

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  • Inauguration des nouveaux locaux de vélocité à Neuchâtel

    09.09.2014 Evénements, Nouvelles, Presse par giv

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    vélocité, le Black Office et le Balkkon inaugurent leurs nouveaux locaux à Neuchâtel le 20 septembre 2014. Au programme: des balades à vélo, des discours et discussions, des concerts et des ateliers particpatifs!

    Tout le monde est le bienvenu!

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  • Sorties cyclocross

    25.11.2013 Cyclisme, Evénements par raoul

    Histoire de garder la forme et pour ne pas se priver du froid, plusieurs coursiers de vélocité ont fait le déplacement à Payerne et Colombier ces 2 derniers week-ends pour prendre part aux manches 4 et 5 de l’Omnium Romand de cyclocross.
    Une belle équipe aux fortunes diverses: sourires, grimaces et résultats encourageants… à relever que s’il existait des catégories Fixie et Singlespeed, les résultats auraient été époustouflants. Changez pas style, c’est la classe!

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    1er tour à Payerne (photo: accv.ch)

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    Cyril à Payerne (photo: Sylvie Jaquet)

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    Florin à Payerne (photo: Sylvie Jaquet)

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    Giv à Payerne (photo: Sylvie Jaquet)

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    Simon, pas encore coursier, mais bientôt peut-être… (photo: Sylvie Jaquet)

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    Jonas à Colombier (photo: Sylvie Jaquet)

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    Guitch, ancien coursier, à Colombier (photo: Sylvie Jaquet)

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  • vélocité à votre service sur la Riviera et dans la région de Sion

    19.11.2013 Evénements, Nouvelles, Presse par giv

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    La Riviera et La région de Sion sont les nouveaux terrains d’action de vélocité-riviera et de vélocité-valais . Basés à Vevey et à Sion, leurs coursiers se feront une joie d’acheminer de manière super rapide, écologique et fiable vos envois, que ce soit une lettre, une clé ou un gros colis!
    http://www.velocite-riviera.ch/
    http://www.velocite-valais.ch/

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  • Global Gutz 2013

    27.09.2013 Cyclisme, Evénements, Vidéo par giv

    Eliot Arnold, Mathias Aebi, Alban Fournier, Marc Assal et Nicolas Hazi, tous coursiers chez vélocité, ont été les plus rapides sur les 21 km de la Global Gutz, qui a eu lieu dans 15 villes réparties sur 3 continents et qui a réuni une bonne centaine de concurrents. Ils ont littéralement “avalé” le 21km en 30 minutes et 5 secondes, reléguant les coureurs de Varsovie à 3 minutes! La victoire d’Eliot, qui a bénéficié des relais endiablés de ses collègues tout au long du parcours, ajoute encore au plaisir d’avoir participé à une alleycat unique de par son départ simultané dans l’ensemble des villes participantes.

    Global Gutz 2013 LOZ from Eliot Arnold on Vimeo.

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